Charlemagne - Trois-mâts carré

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Premier navire de la série « E » des trois-mâts carré du chantier de la Loire à Nantes, Charlemagne, fut construit en 1901 pour le compte de la Compagnie Maritime Française. Initialement, il devait s’appeler Jean Bart, mais Mr Rickmers, un armateur allemand fortement impliqué dans la société obtint le changement de nom au profit de Charlemagne. Il faisait partie d’une série de sept navires identiques de 2340 tonneaux de jauge brute, 79,14 m de long, 12,25 m de large et 7,29 m de creux.

La surface de voilure totale atteignait 2807 m² de toile, à laquelle vint s’ajouter plus tard un artimon de cape de 100 m². Innovation importante à l’époque : les mâts de hune en acier à trois cornières étaient à clef ; dans le mauvais temps, tout se manoeuvrait depuis les passerelles de manœuvre sans aller sur le pont. Le capitaine Adrien Codet, qui venait de quitter le commandement du quatre-mâts Président Félix Faure avec lequel il avait failli se perdre dans les mers australes, prit le navire sur les chantiers. Charlemagne quitta Nantes sur lest vers la Nouvelle Calédonie où il embarqua un chargement complet de minerai de nickel à destination du Havre.

A partir du 11 décembre 1901, date de son appareillage, on n’eut plus aucune nouvelles de Charlemagne et de ses 27 hommes d’équipage.

Les glaces étaient particulièrement nombreuses cette année-là dans le Pacifique sud, et le capitaine Codet avait l’habitude de faire route par les latitudes 55° à 60° sud pour raccourcir sa route. Ce pourrait être la raison de la perte du navire, collision avec un iceberg par temps de brume ou de mauvais temps.

Ainsi donc disparaissait Charlemagne lors de son premier voyage, avec tout son équipage de 27 hommes sans que l’on ne connut jamais les circonstances exactes de ce drame.

Sources :

Les derniers grand voiliers
histoire des long-courriers nantais de 1893 à 1931
du CLC Louis Lacroix –
Editions maritimes et d’outre-mer

photo; collection Victor Girard

 

Trois-mâts carré