Frédéric Le Mouillour Mémorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Henri Joseph Emmanuel PRUVOST

est né le 08 septembre 1903 à Grand Fort Philippe (Nord (59))

Henri Joseph Emmanuel, fils d'Emmanuel Jérôme Joseph, profession marin, 33 ans et de Marie Célestine Fasquel, profession pêcheuse, 26 ans, nait à Grand-Fort-Philippe, canton de Gravelines, arrondissement de Dunkerque.

Il effectue sa scolarité à Grand Fort Philippe , couronnée par le certificat d’études primaires en 1917. Malgré un fort potentiel, Henri se tourne rapidement vers la mer, comme ses parents. Il s’engage pour trois ans dans la Marine Nationale le 19 septembre 1921 au quartier de Dunkerque sous le N° 6801. Il rejoint alors le “1e dépôt des équipages de la flotte" à Cherbourg, où il effectue ses classes comme matelot de 2eclasse mécanicien, il rallie le 5 janvier 1922, le contre torpilleur ex-allemand type S113, l’“Amiral Sénes“ appartenant à la “1e flottille de torpilleurs" à Cherbourg. Tout se passe bien pour lui : promotion au grade de matelot 1e classe mécanicien le 1er juin 1923 puis quartier- maitre de 2e classe le 1er janvier 1924. Il quitte la marine nationale le 19 septembre 1924 avec le certificat de bonne conduite en poche.

Il opte alors, pour le métier de forgeron qu’il exerce toujours lorsqu’il épouse Joséphine Fernande Cronie le 25 avril 1925 à Saint-Pol-sur-Mer, habitant à Dunkerque 4 rue Jean Jaurès. De cette union naîtront deux garçons, Raymond Fernand (20/05/1926) et Yves Henri André (10/10/1934), au nouveau domicile familial 135 rue Roger Salengro à St Pol sur Mer.

Après avoir repris ses études, il devient officier mécanicien de 2e classe de la Marine Marchande, le 07 septembre 1928 et rejoint la “Compagnie des Messageries Maritimes“. Dès lors, durant les quatorze années suivantes, il passe par tous les postes de mécanicien, de stagiaire jusqu’à chef machine sur les cargos suivants, dans l’ordre chronologique, avec des déploiements variant de 8 jours à 7 mois : “Capitaine Faure“, “Meinam“, “Ville d’Amiens“, “Ville de Strasbourg“, “Eridan“, “Capitaine Rumel“, “Ville de Strasbourg“, “Commandant Bouise“, “Ville de Strasbourg“, “Lieutenant Saint Loubert Rie“, “Sonday“, “Lieutenant de La Tour“.

Parallèlement, il garde régulièrement des contacts avec la Marine Nationale durant des périodes de mobilisation en 1928,1933 et 1938 ce qui lui octroie le grade de maître mécanicien réserviste à compter du 12 décembre 1933.

Dans la MarMar, ses très bons états de service lui permettent d’être promu Lieutenant de 1e classe le 10 septembre 1939.

En 1940, après “l’appel du 18 juin“, "venant d’Extrême-Orient et faisant route vers Dunkerque son port d’attache“, le cargo “Lieutenant de la Tour“ est arraisonné devant Gibraltar. L’équipage se divise alors sur la conduite à tenir : soit passer dans le camp des Britanniques soit rentrer en France. En témoigne un extrait du livre du commandant Laufaut : “Arraisonné devant Gibraltar le 26 juin 1940, 3 officiers et 18 hommes passent à la France libre“. Henri affecté sur ce cargo comme officier mécanicien suit les actualités de cette “drôle de guerre“ et sa vie prend un tournant quand il décide de continuer la lutte aux côtés des Britanniques.

Le 27 juin 1940, il rejoint donc à Gibraltar le cargo armé “Rhin“ (compagnie de navigation “Paquet“) qui l’amène à Swansea en juillet. Il s’engage dans les FNFL (Forces Navales Françaises Libres) et intègre la Royal Navy sous le pseudonyme d’Henry J. Patterson, pour protéger sa famille restée en France. Son bâtiment, le “Rhin“ devient dorénavant le navire-piège “Fidelity“. (D57) ou autre appellation croiseur auxiliaire. Henri arbore alors fièrement ses deux galons de lieutenant mécanicien de la Royal Navy.

En 1941, le “Fidelity“ effectue quelques missions d’évacuation pour le compte de l’Intelligence Service, sur les côtes du sud de la France et d’Afrique du Nord. En 1942, transformé, il fonctionne comme un porte-commando.

Début décembre 1942, le bateau rejoint le “convoi ON 154“, avec "la compagnie T du 40e bataillon de commandos britanniques embarquée à bord. Le 27 décembre, le convoi est attaqué par une meute de 20 U boot.

Le 29, le “Fidelity“ récupère 44 survivants de l’“Empire Shackleton“ torpillé et repousse les attaques des sous-marins “U-225“ et “U-615“avec son hydravion et ses canots de débarquement. Mais le 1er janvier 1943, au large des Açores, le bateau coule lui aussi, frappé par les deux torpilles du “U-435“, devenant le 14e bâtiment détruit dans ce convoi.

369 marins périssent à bord (274 membres d’équipage, 51 marines et les 44 survivants du “Empire Shackleton“).

Henri décède à 39 ans, laissant derrière lui une femme éplorée et deux orphelins, il totalise 17 années d’embarquement. La déclaration judiciaire de son acte de décès, rendue par le tribunal de Dunkerque, n’est datée que du 27 juin 1946, car la disparition du “Fidelity“ n’a pas été connue immédiatement par l’Amirauté anglaise.

En France, Henri est condamné le 1e mars 1943 par le tribunal de Toulon à 6 mois de prison pour absence irrégulière du bord/délit commun du 28/06/1941 (“Lieutenant de La Tour“). Condamnation annulée par arrêt de la cour d’appel d’Aix en date du 16 juillet 1945.

En Angleterre, il est décoré, en reconnaissance de ses bons services, de trois médailles britanniques à l’effigie du roi Georges VI :

-l’“Atlantic star“ (réservée aux officiers et marins de la marine marchande pour la guerre 1939-1945) ;

-la “Star“ (médaille de la bataille d’Angleterre 1939-1945) ;

-la “Médaille de Guerre“ 1939-1945.

Avec la citation suivante : “Le lieutenant H.Pruvost Marine Royale, qui a tenu son honneur à servir le Roi et son pays durant la guerre 1939-1945 et donné sa vie pour sauver le monde de la tyrannie. Puisse son sacrifice aider à apporter la Paix et la Liberté pour lesquelles il est mort“

Son nom figure sur le monument aux morts du cimetière de Saint Pol sur mer (59).

Il était Officier mécanicen de 1re classe.
Son unité : Fidelity
Il est décédé le 01 janvier 1943.
Porté disparu
Son décès est inscrit à la commune de Saint Pol sur mer
Document portant la mention MPLF : Acte de décès 1946/103

Fidelity

102

Ex- cargo Rhin de la Cie Paquet. Affrété au début de la guerre par les services de renseignements français (2e Bureau), le Rhin transporte et débarque des agents chargés de collecter des informations et d'effectuer des sabotages dans les pays alliés des Allemands. Enlevé par une partie de son équipage qui refuse de servir le gouvernement de Vichy, le Rhin est livré aux Anglais à Gibraltar. En septembre 1941 devenu le Hms Fidelity, il navigue c...

Fidelity
184751
PRUVOST
Grand Fort Philippe
Nord (59)
08 septembre 1903
Aucune
NULL
Il a été décoré : Aucune médaille
Acte de naissance1903/96
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