Frdric Le Mouillour Mmorial national des marins morts pour la France
 
 
 
 

Le nom du marin commence par :

Marcel Daigné

est né le 03 décembre 1924 à Cast (Finistère (29))

Marcel Daigné est le fils dHervé Marie, premier-maître chauffeur, sa mère, Marie Le Baut s’occupe du foyer familial. Marcel passe son enfance dans sa commune de naissance à Cast (Finistère) où il fréquente l’école communale, puis rejoint le collège le Likès à Quimper (Finistère).

A 17 ans, le 26 octobre 1941, Marcel est incorporé à l’école des mousses, sur le navire école "Océan" à Saint-Mandrier (83). A sa sortie de l’école, le 20 novembre 1943, il est nommé matelot mécanicien de 3e classe (breveté provisoire).

Le 20 novembre 1943, à 19 ans, Marcel signe un engagement de trois ans et rejoint le "BDP Toulon" (bureau de piste). Pendant cette période il est nommé matelot de 2e classe (brevet élémentaire). Il est affecté à Marine Brest le 20 avril 1944. La résistance à Brest est très importante et Marcel Daigné rejoint les "Forces Françaises de l’Intérieur" (FFI) jusqu’au mois d’octobre.

Après une période transitoire, il pratique sa spécialité de mécanicien à la "Base Aéro Navale Saint-Mandrier" (BAN) à compter du 15 novembre 1944 et puis à la "BMEO Arcachon"(Brigade Marine d’Extrême Orient), du 19 mai 1945 au 1er septembre 1945.

Marcel, promu quartier-maître de 2e classe le 1er avril 1945, rejoint la "BAN Aspretto" le 1er octobre 1945. Le 2 avril 1946, Marcel épouse à Ajaccio (Corse) Anne Marie Luciani, de cette union naît un petit garçon, Hervé.

Il rejoint la "BAN Saint-Mandrier" le 10 juin 1946. Son certificat de volant en poche, il est nommé successivement quartier-maître de 1re classe le 1er juillet 1947, puis second-maître de 2e classe mécanicien volant le 1er avril 1948.

Ensuite, il est muté à "l’Aéronavale Indochine" jusqu’au 10 novembre 1951.

Le 30 octobre 1951 Marcel est cité à l’ordre du régiment :

"Excellent Officier Marinier Mécanicien Moteur d’Avion Volant, digne d’éloge autant pour son activité que pour sa compétence technique, servant en Indochine depuis décembre 1948, ayant demandé et obtenue une deuxième prolongation de campagne de six mois.S’est distingué le 30 Août 1951 par son esprit d’initiative et sa fermeté en arrêtant un terroriste qui venait de lancer une grenade en pleine ville et aurait pu échapper à la Police sans cette intervention."

Il rejoint la "BAN Lann Bihoué" le1er décembre 1952 avec des passages au "Dépôt Aéro Toulon" avant et après cette affectation. Il est promu second-maître de 1ère classe le 1er juillet 1953.

Une des plus grandes batailles de notre histoire se déroule en Indochine au printemps 1954. Du 13 mars au 7 mai 1954, le camp retranché de Diên-Biên-Phu va se transformer en un théâtre dantesque, où va tomber la fine fleur de l'élite militaire française.

Le 15 mars 1954, la bataille de Diên Biên Phu fait rage, Marcel Daigné arrive à la "BAN Tan Son Nhut" et est détaché auprès du "Groupe de Bombardement 1/19 de l’Armée de l’Air".

Le 4 mai, le Douglas B-26 Invinder (n° 44-34496-19.IH) en mission sur le camp retranché de Diên Biên Phu est atteint par la DCA ennemie et s’écrase au sol. Le second maitre Daigné ainsi que ses deux camarades de l’armée de l’Air, le lieutenant Labat et le sergent Couturier, seront victimes de la perte de cet appareil.

Trente ans plus-tard, à Toulon, son fils Hervé assiste à une réunion organisée par les anciens prisonniers d’Indochine. Avec énormément d’émotion et les larmes aux yeux, Hervé demande si quelqu’un a connu ou vu son père à Diên Biên Phu après un saut en parachute. Un ancien parachutiste s’est levé et lui dit :

"J'ai l'impression de voir votre père, je l'ai brancardé pendant 15 jours après la chute du camp retranché. Blessé par des éclats de mortiers, Marcel Daigné est décédé faute de soins, d’une gangrène aux jambes, et abandonné sur le bord du chemin."

Le 15 novembre 1955, la médaille militaire et la Croix de guerre des T.O.E avec palmes et étoile de bronze sont remises à son fils Hervé, adopté par la nation le 2 octobre 1956.

Le nom de Marcel Daigné est inscrit :

  • Au monument aux Morts de Cast (Finistère)
  • A l'aérostèle de Hyères-Costebelle (Var)
  • A mémorial du Cap de la Chèvre (Finistère) 
Il était Maître.
Son unité : Base aéronautique navale Tan-Son-Nhut
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre TOE avec palme
  • Médaille Coloniale - Extrême-orient
  • Citation à l'Ordre de l'Armée
  • Citation à l'Ordre du Régiment
Il est décédé le 04 mai 1954.
Son décès est inscrit à la commune de Toulon var (83)
Document portant la mention MPLF : Acte de naissance

Base aéronautique navale Tan-Son-Nhut

BAN Tan Son Nhut 2

Un aérodrome, construit à Tan Son Nhut (Saïgon) par les autorités françaises en 1930, sera utilisé durant la guerre d’Indochine. En effet, la base mobile n° 1 (hommes et matériels chargés d’assurer le soutien nécessaire à des formations en vue d’opérations), arrivée à Saïgon à bord du porte-avions Béarn le 26 octobre 1945 et du croiseur Tourville le 12 janvier 1946, est affectée sur cet aérodrome, où avec la flottille 8F vena...

Base aéronautique navale Tan-Son-Nhut
184290
Daigné
Cast
Finistère (29)
HE
NULL
Il a été décoré : Citation à l'Ordre de l'Armée,Citation à l'Ordre du Régiment,Croix de Guerre TOE avec palme,Médaille Coloniale - Extrême-orient,Médaille Militaire
acte de naissance 1924/49
C 12x17